RE.89-119 PATRIMOINE CULTUREL ET SACRÉ DE LA NATION MALÉCITE

RE.89-119 PATRIMOINE CULTUREL ET SACRÉ DE LA NATION MALÉCITE

Messagepar admin » Mer 11 Avr 2012 11:23

Chers citoyens et citoyennes de la Nation Malécite membres des clans familliaux de souche. Je vous fais part de la première législation établie avec fierté par le Premier Conseil de la Nation Malécite de Viger rétablie en 1987 et composé strictement de membres des familles souches de Viger. Cette législation a été légiférée en Conseil de la Nation sous la résolution 89-119 . Cette législation est toujours en vigueur et les Malécites de souches qui comprennent bien la teneur et l'importance de cette législation Malécite peuvent l'utiliser à bonne fin.

Cette législation a été enterré bien entendu par les Conseils qui ont suivi et dont les membres principaux qui les composaient n'étaient pas des Malécites descendant des familles souches et donc pas connecté à la préservation du patrimoine Malécite ou en mesure de le connaitre, le reconnaitre, de le comprendre et de l'appliquer tout comme ils l'avaient fait et le font toujours tout croche avec le code de citoyenneté pour empêcher les descendants des clans familiaux de souche de s'inscrire adéquatement.

C'est avec plaisir que je vous la ressussite en tant que son créateur. Bonne lecture et bonne application pour la préservation de votre Patrimoine ancestral Malécite avant qu'il ne reste plus rien.
Claude Aubin, Métis et Chef honoraire, Nation Malécite de Viger.

LA NATION MALÉCITE DU QUÉBEC

LÉGISLATION CONCERNANT LE PATRIMOINE CULTUREL ET SACRÉ DE LA NATION MALÉCITE

RÉSOLUTION 89-119

document écrit par Claude Aubin, Chef
Proposé par Jean Marie Aubin ,Gran Chef
Secondé par : Léandre Nicolas, Chef
Motion acceptée

MONTRÉAL LE 4 FÉVRIER 1989

LA NATION MALÉCITE

PATRIMOINE CULTUREL ET SACRÉ MALÉCITE

PRÉAMBULE


Nous la Nation Malécite sommes une communauté autochtone distinc­te au Québec, dont nos citoyens habitent principalement le terri­toire maintenant appelé Québec et le Nouveau Brunswick. Nous les Malécites se partageont une his­toire, une langue et une culture commune. Depuis l'arrivé des européens sur la terre du Kanata au 16 ième siècle, notre histoire Malécite est à peu près semblable à celle des autres Nations autochtones occupant le territoire actuel de la Nouvelle France. Notre mode de vie traditionnel est tombé sous la critique et l'emprise de politi­ques gouverne­menta­les motivées par des intérêts colonialiste. La colonisation du territoire de la Nation Malécite a été le point culminant de la dissémination de notre société et de son déclin "étapiste", de la perte par­tielle de notre langue et de notre culture Malécite en général.

Par contre, depuis un certain temps, la Nation Malécite démontre une volonté de se reprendre en main et de développer des stratégies qui lui permettra de préserver et de promouvoir son identité à caractère unique au sein des sociétés québécoise et canadienne.

En 1988, le Chef, Claude Aubin propose par voie de résolution au Conseil de la Nation Malécite, la formation d'un secrétariat de recherche qui a comme mandat principal de préserver et promou­voir l'iden­tité, l'histoire, la culture et la langue Malécite pour le bien-être des citoyens de la Nation. Sous la recommanda­tion et la direction du Chef Claude Aubin, le grand Conseil de la Nation se dotait ainsi officiellement de Areskoué , le Secréta­riat des droits ancestraux de la Nation Malécite.

Le Secrétariat s'occupe de plusieurs dossiers, dont ceux des revendications particulières auprès des gouvernements, des musées et de l'archéolo­gie. De plus, le Secrétariat est respon­sable de la prospection, la cueillette et la conservation des archives concernant la Nation Malécite.

NOTRE PERSPECTIVE DU PATRIMOINE AUTOCHTONE

Depuis l'arrivé des Européens en Amérique du Nord, le patrimoine national des autochtones a été défini et redéfini dans le contex­te territorial d'une histoire écrite par les non-autochtones. Aux cours des années, les Gouvernements ont identi­fié et mis sur pied des programmes culturels nécessaires à la préservation des langues et des cultures, des sites archéologiques et des artefacts autochtones, basés sur une perspective euro-canadienne.

La préser­vation et la promotion du patrimoine autochtone a toujours été principalement orienté vers les ossements humains, les cimetières sacrés ou les pictogrammes.

La plupart des Nations autochtones ont été ignorée et gardée à l'extérieure du cercle des communautés archéologique, archivisti­que et muséologique. Les noms d'endroits ont été jusqu'à un certain degré déformés et intégrés, au fil des ans, à la topony­mie du Québec et du Vermont. Plusieurs en­droits identifiés dans la langue Malécite avant l'arrivée des européens, sites reliés directement à notre mytholo­gie ou à nos ressources économiques, ont été ignorés selon notre occupation territoriale et selon notre juridiction originaire du gouvernement Malécite.

CONCEPT MALÉCITE DU PATRIMOINE CULTUREL ET SACRÉ

En tant que Nation autochtone, nous les Malécites désirons promouvoir notre patrimoine dans un sens beaucoup plus large. L'usage de toponymes Malécites est un des moyens qui nous permettra d'atteindre ce but. Pour la population Malécite, le nom donné à chacun de nos sites sur notre territoire ancestral est tiré à même nos valeurs et nos croyances traditionnelles. Ces sites sont nommés d'après certains événements spéciaux et désignent des villages, postes de trocs, sentiers de portage et aussi certains emplacements à caractère spirituel désignés à partir de notre mythologie.

A notre connaissance, les gouvernements n'ont pas encore mis en oeuvre de plan national ou provincial qui permettrait aux Premières Nations concernés, d'identifier les priorités de leur Nation en ce qui a trait au patri­moine culturel, archéologi­que et muséologi­que, par les Nations concernés.

IDENTIFICATION DES PRIORITÉS

La Nation Malécite s'intéresse à son patrimoine cultu­rel, archéo­logique et muséologique et désire participer directe­ment à son épanouissement.

Lorsque les ministères fédéraux et provinciaux établissent leurs politiques de préservation du patrimoine culturel Malécite, il est inté­ressant de noter qu'il y a trois groupes majeurs qui peuvent faire la demande d'un permis de fouille archéologique sur des bases d'intérêts et de priorités différentes à un concept Malécite.

Premièrement il y a les archéologues qui sont à la poursuite de leur carrière académique à partir d'universités ou de ministères fédéraux et provinciaux. Ceux-ci reconstituent les sites à l'intérieur des limites de leurs connaissances sur l'archéologie et qui en principe et de façon technique essaient d'effectuer le travail de recherche sur les sites par une analyse détaillée de reconstitution. Bien souvent ce travail est accom­plie par des étudiants en archéologie. Les priorités dans la plupart de ces cas sont dictés par des concepts strictement académiques, sans la supervision directe des Nations autochtones concernés dans un contexte spirituel.

Deuxièmement il y a les consultants en archéologie qui travail­lent sur des projets de récupérations qui ont été identifiés par les compagnies immobilières ou multinationales parce qu'elles ont, par hasard, découvert un site archéologique pendant l'aména­ge­ment ou l'excavation d'un terrain. Naturellement, les sites découverts dans ces circonstances finissent toujours par devenir une priorité en vertu du fait qu'ils se retrouvent sur des projets de développe­ment industriel.

Troisièmement, il y a les gouvernements des nations autochtones et des Inuit, qui ont établis leur propres priorités dans le dévelop­pement de leur ressources archéologiques, muséologiques et archivistiques. La Nation Malécite désire faire usage de ses ressources archéologiques et archivistiques non seulement pour ses besoins en revendications territoriales mais aussi pour permettre la mise sur pied d'institutions culturels contrôlés par la Nation et qui permettront d'identifier à court et à long termes, ses priorités en matière de recherche et d'interpréta­tion.

La Nation Malécite est convaincu qu'elle a sa place dans le processus de direction et d'orientation des activités de gestions de ses ressources, reliées à son patrimoine culturel, sur l'ensem­ble de son territoire ancestral.

La Nation Malécite croit sincèrement que les gouvernements doivent mettre sur pied des tables de concertation et de négocia­tion, qui agiront en tant que régulateur d'activités, tenant compte que la Nation Malécite désire être consultée et participé au choix des priorités de recherches, de fouilles ou de tout autres projets reliés au patrimoine culturel et sacré Malécite sur l'ensemble de son territoire ancestral, plutôt que sur ses réserves, selon la définition de la loi sur les Indiens, puisque la Nation Malécite occupait, avant la venue des Européens, un terri­toire beaucoup plus vaste que la partie qui lui a été réservé pour son usage exclusif.

La Nation Malécite réclame, de par sa souveraineté, sa juridic­tion originaire et sa propriété sur les biens culturels qui ont été dépouillés de son territoire ancestral. Selon la convention de L.U.N­.E.S.C.O., la Nation Malécite a le droit d'exercer un contrôle sur la gestion de sa pro­priété culturelle qu'elle consi­dère importante. Depuis plusieurs siècles, notre terri­toire ancestral a été dépouillé d'artefacts et plusieurs de nos objets se sont retrouvé dans des collec­tions provinciales, fédérales et privées.

Les gouvernements devront donc éventuellement partager, dans un système de cogestion, toutes leurs responsa­bilités administrati­ves envers le patrimoine Malécite, avec la Nation Malécite, en appuyant leur volonté de reprendre le contrô­le de leurs ressources nécessai­res à l'identi­fication du patri­moine culturel Malécite.

La Nation Malécite n'a pas pour l'instant les moyens physiques et techniques pour collectionner, préserver et entrepo­ser le matériel.

Dans ce cas, il est nécessaire que les person­nes responsables de la cueillette d'artefacts, s'assurent que les objets désignés qui ont été recueillis sur notre territoire ancestral soient déposés temporairement dans des institutions compétentes, au nom de la Nation Malécite, jusqu'à ce que la Nation puisse en prendre la responsabilité ultérieurement.

Cette mesure permettrait à la Nation Malécite d'avoir accès à sa propre collection et pourrait servir de base justifi­cative pour le développement de son centre d'interprétation et de son centre culturel.

L'IMPORTANCE DU PATRIMOINE CULTUREL MALÉCITE

La position fondamentale de la Nation Malécite en ce qui touche son patrimoine est que tous les objets disponibles à l'intérieur comme à l'extérieur de son territoire ancestral devront être identifiés et officiellement désignés comme étant des biens culturels qui appartiennent, de droit, à la Nation Malécite, dans un but éventuel de rapatriement et de gestion de son propre patrimoine.

La Nation Malécite réalise par contre qu'elle devra résoudre le problème de son propre contrôle sur son patrimoine, en passant par plu­sieurs étapes et procédures de développement de politiques internes ainsi que légales, à travers les diffé­rents paliers des agences gouverne­mentales, sur une période lui permettant d'effec­tuer l'apprentis­sage nécessaire à la gestion de ses biens cultu­rels.

Dans l'intermédiaire, la Nation Malécite procède avec prudence et désire tra­vailler en coopération étroite avec les différents ministères des gouverne­ments fédéral et provincial, ainsi qu'avec les municipa­lités établies sur son territoire ancestral.

L'IMPORTANCE DU PATRIMOINE ARCHÉOLOGIQUE

Le patrimoine en général donne à toute Nation, une vitalité et un caractère qui mérite une attention spéciale. Nous croyons que les gouvernements doivent accroître leurs encouragements dans le domaine de la préservation et de la gestion du patrimoine Malécite par des Malécite.

NIVEAU DE PROTECTION

La Nation Malécite reconnaît le besoin de définir des critères qui détermineront le niveau de protection pour ses sites particuliers et ses artefacts. Elle devra éventuellement identi­fier elle même quels seront les sites qui ont une significa­tion culturelle ou spirituelle pour la Nation, mais qui pourraient être d'une signifi­cation moindre pour les scientifi­ques. Ces sites devront quand même bénéfi­cier de notre attention.

Nous croyons qu'une attention particulière devrait être porté par les gouvernements à la protection de nos sites situés sur l'ensem­ble de notre territoire ancestral, ou dans des en­droits considé­rés comme lieux sacrés.

COMMENT IDENTIFIERONS-NOUS LES RESSOURCES ARCHÉOLOGIQUES

La Nation Malécite désire mettre sur pied une table de concerta­tion formée d'experts, qui démontreront leurs expertises et un intérêt pour le patrimoine culturel de la Nation Malécite, ainsi que des représentants de la Nation Malécite. Tout les experts pourront être des ressor­tissants des différents organis­mes ou Ministères gouvernementaux qui peuvent offrir leurs services. Cette table de concertation permettra à la Nation Malécite d'éviter le dédoublement d'activi­tés, de concerter et concentrer ses efforts dans la direction désirée par la Nation.

PERMIS DE FOUILLES

La Nation Malécite accepte la remise de permis de fouil­les sur son territoire ancestral, en autant qu'elle est directe­ment impliquée et qu'elle peut en exercer le contrôle. La Nation est très préoccupée par le maintien d'une éthique professionnelle de la part des cher­cheurs, et maintient ses droits exclusifs d'appartenance sur tout objets qui pourraient être retrouvés sur son territoire ances­tral.

Ainsi, la Nation Malécite ne peut accepter l'émission de permis de fouilles qu'à ceux qui en auront fait la demande directement au Conseil des communautés de la Nation Malécite, et qui accepte­ront de placer en fiducie en notre nom, tous les artefacts retrouvés sur notre territoire ancestral.

Nous croyons donc qu'il est très important que les gouvernements respectent la décision de la Nation Malécite de s'im­pliquer directement dans la gestion de son patrimoine culturel et sacré.

L'APPLICATION DE LA RÉGLEMENTATION

La sensibilisation ainsi que l'éducation du grand publique permettra à court et à long terme, de faire apprécier le patri­moine culturel de la Nation Malécite et engendrera le respect des objets retrouvés sur notre terre ancestrale. Le publique, par l'entremise d'une campagne de sensibilisation, sera mieux informé sur les dispositions visant à assurer la protection du patrimoine Malécite.

En autre, toute les activités de fouilles devront être dirigées à partir d'un système de contrôles centralisé au Grand Conseil de la Nation Malécite.

OSSEMENTS HUMAINS

La Nation Malécite ne s'oppose pas à l'étude scienti­fi­que des osse­ments de ses ancêtres, en autant qu'elle reçoive l'approbation des Anciens et que les ossements soient retour­nés au même endroit d'où ils furent exhumé, lorsque les études sont terminées. En aucune circons­tance la Nation Malécite n'acceptera que des ossements humains soient exposés dans des endroits publiques quels qu'ils soient.

DROIT DE PROPRIÉTÉ ET D'ACCÈS

La Nation Malécite désire exercer son droit de pro­priété et de contrôle sur son patrimoine culturel et sacré sur tout l'étendue de son territoire ancestral. De plus, nous aime­rions souligner que les gouvernements concernés se doivent de respecter le droit à la reconnaissance nationale de la Nation Malécite, et la considérer comme étant une entité autonome, capable de gérer la totalité de ses biens culturels à l'intérieur de son ter­ritoire ancestral.

Il est donc devenu évident que la Nation Malécite réclame son droit de propriété sur tous les artefacts Malécite soutirés de son territoire ancestral et présente­ment déposés dans plusieurs institutions au Canada et d'en d'autres pays.

Les gouvernements devraient, en consultation avec la Nation Malécite, établir des mécanisme de transfert de droit de propriété de tous les objets retrouvés sur le terri­toire ances­tral Malécite ­et fournir en compensation à la Nation Malécite les ressources néces­saires à leur préserva­tion et leur énumération.

La protection du patrimoine culturel de la Nation Malécite sera efficace seulement si les gouvernements reconnaissent que les Malécite font parti intégrale d'un plan globale d'amé­nagement des ressources patrimoniales.

Il est donc nécessaire que les gouvernements acceptent que la Nation Malécite devienne de plus en plus active dans les proces­sus décisionnels et dans l'application des politiques reliées à son patrimoine culturel et lui facilite l'accès aux ressources disponibles en introduisant une série de programmes d'initiation qui impliquerait directement la population Malécite dans la cueillette, la gestion, l'inter­prétation,la préserva­tion et l'inventaire du patrimoine culturel et sacré Malécite.

Afin de permettre au gouvernement de mieux saisir l'importance et l'intérêt que nous attachons à notre patrimoine culturel, et le rôle que nous désirons jouer dans le processus de gestion des biens culturels de notre Nation, La Nation Malécite s'est doté d'une déclaration sur le patrimoine sacré dont le but ultime est de sauvegarder et protéger son patrimoine culturel et sacré sur l'ensemble de son territoire ancestral.

LÉGISLATION CONCERNANT LE PATRIMOINE CULTUREL ET SACRÉ DE LA NATION MALÉCITE

RÉSOLUTION 89-119 . MONTRÉAL LE 4 FÉVRIER 1989

document écrit par Claude Aubin, Chef
Proposé par Jean Marie Aubin ,Gran Chef
Secondé par : Léandre Nicolas, Chef
Motion acceptée

[b]DÉCLARATION DE LA NATION MALÉCITE DU QUÉBEC CONCERNANT LE PATRIMOINE CULTUREL ET SACRÉ DE LA NATION MALÉCITE

PATRIMOINE SACRÉ


Nous, les Chefs de la Nation Malécite du Québec, dirigeant au nom de tous les descendants de la Nation Malécite ayant occupé depuis toujours le territoire ancestral Malécite selon les termes d'usages d'aujourd'hui, le long de la Rive sud du Fleuve St-Laurent, c’est -a dire de la Pointe de Lévis jusqu’au environs de Rimouski dont le coeur est la Vallé du La Rivière St-Jean et de la Matapédia déclarons en l'an de grâce 1989:

Que nous n'avons jamais abandonné notre territoire ancestral sur l'étendue de la Proclamation Royal de 1763, et que nous ne reconnaissons pas cette proclamation comme une loi de préséance sur le traité de paix et d'amitié de 1752 auquel nos ancêtres de la Confédération Wabanaki ont adhérés. Par conséquent, nous déclarons que nous maintenons la définition de notre Patrimoine Sacré par ce qui suit:

Notre culture et notre histoire peuvent se définir et être perçues comme Patrimoine culturel et sacré, incluant les lieux, les objets, les coutumes aussi bien que le lien de nos expériences spirituelles avec nos structures historiques, qui font maintenant parti intégrale de notre patrimoine culturel et sacré.

Notre territoire ancestral est probablement l'élément le plus important pour la population Malécite. La Nation Malécite est liée à la terre de façon historique et spirituelle.

TERRITOIRE ANCESTRAL

La terre ancestrale abonde de lieux de lacs, de rivières et d'indicatifs à signification historique et culturelle qui en occurrence identifient des sites qui étaient réservés à l'exercice de nos pratiques social, politique économique et culturelles. D'autres sites à caractère spirituel étaient réservés pour nos cérémonies spéciales ou par exemple l'on préparait les jeunes hommes et les jeunes femmes à devenir des adultes complets dans le respect de leur environnement.

Il y a aussi nos sites de chasse, de pêche et de cueillette qui ont servis à notre population pendant plusieurs siècles, et qui parlent et vivent notre histoire parce qu'ils sont rattachés à notre passé et à notre spiritualité.

COUTUMES

Toutes nos coutumes associées avec chacune de ses activités, coutumes qui exigent des préparatifs cérémonials, tel que danses et chansons qui font partie intégrale de notre Patrimoine culturel et sacré. Les animaux, les poissons, les plantes les forêts font toujours partis de notre Patrimoine culturel et sacré. Nos chansons, nos danses, sont le reflet de notre relation avec la nature et notre environnement.

LIEUX SACRÉS

Nos lieu de rencontre pour nos cérémonies religieuses et culturelles dans le passé et font parti intégrale de notre Patrimoine culturel et sacré et de l'expérience spirituelle de nos ancêtres.

LA MYTHOLOGIE

Notre mythologie et nos légendes contiennent les principes de base de notre système de croyances et reflètent toujours aujourd'hui notre vision du monde et devront être préservé par nos traditions orales.

LA LANGUE MALÉCITE

La langue Malécite qui est fondamentale à la transmission de la personnalité culturelle de notre population fait partie du Patrimoine culturel et sacré. La langue est sacré à un point tel quelle est liée dans la vraie définition de l'esprit de la Nation Malécite et qui à subit sa quasi instinction sur son territoire ancestral mais qui est ranimée avec l'aide de nos Anciens et de tout nos frères et soeurs Malécite. Nous tentons de la ranimer par des efforts et des activités sérieuses de promotion.

LES ANCIENS

Nous avons toujours identifié nos Anciens comme une institution sacrée. Nos Anciens sont sacrés parce qu'ils sont le lien le plus précieux que nous avons avec notre passé. Ils sont les vestiges des connaissances et de la sagesse culturelle. Nous devons tenter par tous nos efforts de leur fournir toutes opportunités à pratiquer les traditions et à transmettre aux jeunes leurs connaissances.

LES CIMETIÈRES

Nos cimetières, traditionnels et contemporains, sont sacrés parce qu'ils sont le lien à la famille, à notre lien de parenté ancestrale et à nos croyances, nos coutumes reliées à la mort et à la vie après la mort.

LES SITES

Les sites de nos communautés présentes et passées sont importants et vénérés par tous, parce qu'ils sont l'identification de nos communautés physiques de notre patrimoine.

Ils sont la preuve de notre existence et de l'existence de nos ancêtres et de leur présence constante de leurs esprits sur tout l'ensemble du territoire ancestral.

Étant donné que nous avons été aliénés par les circonstances de la loi sur les Indiens qui nous à forcer à quasi abandonner aux cours des années notre culture et notre langue et qu'aucun gouvernement n'a tenté de quelque façon que ce soit de nous aider parce que nous étions dispersés. Nous entrevoyons toujours cette situation fragile, dans l'espoir que ceux qui ont causé cette situation participent en nous aidant à la reconstitution de notre Nation.

La Nation Malécite reconnaît que sous l'emprise de la loi sur les Indiens, plusieurs, sinon la totalité de nos sites sont à l'extérieur de nos communautés et ne sont pas accessible à notre population parce qu'ils ne sont pas reconnus par les gouvernements comme faisant partie intégrale de notre territoire ancestral selon notre juridiction originaire.

FORMULATION D'UNE POLITIQUE DU PATRIMOINE MALECITE

La Nation Malécite réalise aussi qu'elle ne participe pas à part entière à la formulation d'une politique du patrimoine en ce qui touche la gestion des sites du Patrimoine Sacré Malécite ou tout autre aspect de notre culture.

La Nation Malécite désire maintenir son héritage culturel comme une antité importante et significative au sein du Patrimoine Canadien en s'assurant que les citoyens malécites puissent pratiquer leur langue et leurs traditions dans un environnement stable. Pour cela la Nation devra soulever et faire appliquer les points suivants:

1. La reconnaissance et l'acceptation d'une perspective autochtone du Patrimoine Sacré Malécite qui pourrait se refléter et être reconnue par une législation, une politique, et des programmes.

2. Qu'une législation appropriée soit définie dans le contexte du Patrimoine Sacré à l'intérieur du territoire ancestral Malécite.

3. La reconnaissance d'un gouvernement Malécite ayant juridiction sur toute les ressources disponibles dans le domaine du Patrimoine sur tout le territoire ancestral.

4. Activités conjointes dans le développement d'une politique qui pourrait définir l'ensemble de la préservation du patrimoine culturel Malécite.

5. Gestion conjointe de toutes les ressources reliées au Patrimoine, artéfacts, lorsqu'elles ne sont pas sous la juridiction du gouvernement Malécite.

6. Entente sur la question à savoir à qui appartiennent les artéfacts en négociant avec la Nation Malécite ou les Nations concernées.

7. Représentation adéquate d'autochtones sur tous comités ou avec ceux qui travaillent à la préservation.

8. La formation d'un comité spécial sur la gestion des sites archéologiques afin d'assurer que les droits culturels et juridictionnels soient considérés comme antité acceptable.

9. La formation d'un comité d'éthique professionnelle ayant comme mandat de reviser les cas ou une conduite professinnelle de la part de recherchistes est mise en doute.

10. Que des fonds soient mis à la disposition de la Nation Malécite pour le développement d'un programme muséologique et archivistique ou tout autre projet culturel tel que la promotion de la langue ou de la culture Malécite.
Claude Aubin
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